Même si les expériences bénévoles passées n’avaient pas eu le temps d’aboutir, ça avait plu à l’ONG Migrations et Développement.

Cette ONG franco-marocaine, installée à Taliouine, vise à aider au développement de cette région. Et elle comprend l’intérêt de valoriser l’artisanat parmi les outils de développement.

Aussi, MD fit appel à moi pour accompagner un stage de broderie.

Le but n’était pas d’apprendre à broder le point de Fès, mais de valoriser ce savoir-faire en l’appliquant à autre chose que des napperons. Il fallait aussi le rendre plus rentable car jusqu’alors les femmes qui vendaient leur petite production ne dégageaient guère plus de 5dh par jour de travail (soit environ 0,40€, ou 4 petits pains).

L’ONG avait entre autre charge de convier des femmes qui brodaient déjà bien, et qui représenteraient leur association villageoise. Ainsi, ambassadrices, elles auraient pour mission de transmettre aux autres membres de leur association, ce qu’elles avaient retenu de cette semaine.

Elles étaient 20 au final, représentant 7 associations de divers villages.

 

image 1

Nous avons donc vu le choix des tissus, des coloris, comment agrandir le motif pour qu’il remplisse une surface plus rapidement, l’importance de savoir à quoi va servir le tissus que l’on brode (chemin de table, cabas, coussins, rideaux, etc…), et quoi faire des chutes de tissus.

 

chemins de table

housses de coussin

sets de table

sac 2riedeaux 2

 

Les résultats à l’issu des 5 jours sont vraiment très beaux. Pour le moment, ils servent d’échantillons de référence, une sorte de banque de données pour garder une trace. Mais, très franchement, j’aurai bien acheté plusieurs pièces avant de partir.

Mon plus grand plaisirs fut quand nous avons fait le bilan de cet accompagnement. Je leur disais : « j’ai apporté des graines et je me demande comment vous allez les faire pousser. » Rabiha que j’avais déjà rencontré à Aguerda m’a alors répondu : «tu sais Sandrine, la prochaine fois, reviens avec une moissonneuse »