La K’bira, vous vous en souvenez ? elle m’avait montré des tissages et des broderies réalisés dans l’association villageoises des femmes, Ijjdiguene (les racines en berbère, enfin je crois).

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Force est de constater qu’un tapis qui demande un mois de travail est difficile à rentabiliser. A prix juste, ça devient inaccessible, et évidemment, à terme personne n’a intérêt à travailler à perte. Qui plus est, un tapis c’est lourd à transporter pour les touristes de passage.

Donc j’ai cherché des solutions pour conserver ce savoir-faire local de tissage, pour garder les motifs, mais envisager des pièces plus rapidement réalisables. Dans un premier temps, il fallait simplifier, dans un second produire des pièces plus petites…et pourquoi pas des housses de coussins ?

Seulement, pour une housse de coussin le tissage doit être plus souple, et je ne suis pas tisserande, la partie technique m’échappe.

C’est là que le réseau d’Annie intervient une nouvelle fois, et évidemment elle avait une tisserande française sous la main ! Hélène nous a donc rejoints sur le projet. Elle avait déjà mené des ateliers à Casablanca, et avec des femmes d’origine maghrébine en France.

Hélène a introduit à notre accompagnement un nouvel outil : le cadre à tisser. Peu couteux, il est plus rapide à monter qu’un métier à tisser traditionnel.

Nous voici donc 5 femmes motivées : La K’bira et son dynamisme, Annie et sa détermination, Hélène et ses compétences techniques, moi-même et mes idées...et la cinquième venue : mamie Paulette, une amie d’Hélène, tisserande et baroudeuse, la mamie de choc de notre aventure.

 

 

 

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je vous promets, quand on ne mangeait pas on travaillait.

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