oyé oyé braves gens!
en janvier, encore une programmation sympa au café associatif le Caméléon à Toulouse.
parmi ce qui a retenu mon attention:
Les soirées de l’Après – Retour de Palestine
le mercredi 12 janvier à 18h18 (non non , pas d'erreur de frappe), plus d'infos sur www.maaads.org
et bien-sûre, le 15 janvier, c'est le dévernissage d'en butinant...venez nombreux!
Voltaire avait trouvé ça bien avant moi
mais quoiqu'il soit, bonne année!
encore en représentation
Vous n’avez pas eu le temps de venir au marché de Noël, pas de soucis, j’expose aussi du 13 décembre au 15 janvier au café associatif le Caméléon, rue du pont saint Pierre à Toulouse...me voilà devenue une vraie stralette!
Quoiqu'il en soit, je vous y attends le 13 décembre à partir de 19h30 pour le vernissage…thé à la menthe et fekkas maison pour vous faire un peu voyager avec mes vêtements.
Ce vernissage est l'occasion de découvrir ce café de l'association MAAAADS. Il est conçu comme un lieu d'échange et un espace de représentation ouvert au plus grand nombre ! Voir leur programme :
http://www.maaads.org/joomla/index.php?option=com_content&task=blogsection&id=8&Itemid=92
La programmation est riche, ouverte, plurielle, souvent engagée et toujours ouverte aux nouveautés
Et leur générosité est aussi un vrai coup de cœur.
attention, ce café n'est ouvert que les soirs de manifestations, une raison de plus pour aller voir le programme.
marché de Noël suite, demandez le programme!
pour tous, des plus jeunes aux plus agés, des militants aux curieux, ou encore des fans de musiques du monde, v'là le programme :
Samedi 4 décembre
14h00-18h00 animations jeux du monde.
15h00 POM et LEO, spectacle d’objets marionnettes pour petits et grands
18h00 Apéro-concert inaugural avec Omar, guitare du Niger
Dimanche 5
14h00-18h00 animations jeux du monde.
15h00 danse indienne
16h00 concert « Kenyan Production », culture hip hop
17h00 animations jeu du SOL (monnaie alternative, complémentaire, éthique et locale)
Lundi 6
17h00 contes africains pour enfants et adultes
18h00 débat : quelle santé pour les populations précaires dans un monde de moins en moins solidaire?
Mardi 7
17h00 films-débats sur les voyages solidaire autour des activités de Via Brachy
18h00 chorale civique du quartier Arnaud Bernard
Mercredi 8
14h00-18h00 animations jeux du monde.
17h00 concert « Metis Culture » groupe musical des Compagnons d’Emmaüs 82
Jeudi 9
15h30 débat autour de l’économie solidaire
17h00 projection du film « le bien commun », suivi d’un débat
Vendredi 10
17h00-20h00 scène ouverte aux manifestations culturelles
Samedi 11
14h00 inauguration du grand jeu collectif et solidaire « Tire-au-flanc » simulateur de course de vélo
15h00 randonnée urbaine dans le quartier Arnaud Bernard (participation libre)
17h00-20h00 concerts : Benoit, chanson française - Midou, rap – Marc Serafini, accordéon
Dimanche 12
Toute la journée animation « Tire-au-flanc »
A partir de 17h00 clôture du marché
marché solidaire de Noël
Donnez du sens à vos cadeaux de Noël!
Depuis mars nous nous réunissons chaque mois autour de l’adjoint au maire chargé de l’économie sociale. Nous ? des petits ou grands acteurs du développement durable, et nous serons 33 structures pour vous accueillir, vendre, informer, etc… au marché de Noël solidaire de la place Arnaud Bernard de Toulouse.
9 mois d’entraide, de réflexions, de débats…et voilà, nous y sommes
Venez nombreux du 4 au 12 décembre, à ce marché qui se veut ludique et créateur de lien social.
pour vos achats de Noël, pour apprendre, vous divertir (y'aura plein de spectacles aussi), et vous restaurer.
Pour ma part, c’est déjà un plaisir de collaborer avec des personnes qui ont des idéaux semblables aux miens…ça fait du bien, ça enrichit et fait réfléchir.
L’art de la décoration textile en Afrique
quelques techniques et noms récurrents
Le bogolan :
L’ancienne technique de la teinture à la boue se pratique sur le coton ; elle est caractéristique de l’important groupe Bambara d’Afrique occidentale. Un bain de mordançage, à base de feuilles et d’écorces, est d’abord effectué. Sur ce tissu séché, l’artiste dessine à la boue des motifs. Lorsque cette boue a totalement séché sur le drap, il est lavé et étendu au soleil, les motifs géométriques réapparaissant alors en noir. Pour enlever le fond jaunâtre, on traite le tissu dans une solution de soude caustique ou de savon noir.
La technique est minutieuse et la préparation, longue. Elle peut comporter plusieurs étapes de coloration, en partant de la couleur la plus claire du bain (beige jaunâtre) jusqu’à la plus foncée (noir) par application, séchage et lavages successifs.
Le batik :
La technique du batik indonésien qui devait rencontrer un grand succès en Afrique fut rapportée de ce pays par les Européens. Amsterdam devint un grand centre de fabrication et de diffusion de ces textiles très prisés. Les Hollandais furent d’ailleurs indirectement responsables de leur introduction en Afrique. Le batik africain est confectionné à partir d'une pièce de coton blanc. Le maître « batikié » commence par dessiner à la main son modèle sur le tissu. Il appose ensuite au pinceau de la cire (dans certains pays on utilise aussi le miel) sur certaines parties qui ne devront pas être teintées : les « réserves » Il peut également utiliser des pochoirs, ou des tampons imprégnés de cire.
Le tissu est ensuite trempé dans une teinture, puis bouilli pour éliminer la cire fondue. L’opération peut être recommencée plusieurs fois pour créer autant de couleurs de plus en plus foncées.
Le wax, java ou fanti :
selon la qualité du support, le nombre de couleurs et les soins apportés à la préparation, chaque variété porte un de ces trois noms
Le wax, d’origine hollandaise, est le plus beau et le plus estimé. Sa fabrication reprend la technique du batik, mais de façon mécanique voire industrielle. La réserve de cire est appliquée au moyen de deux rouleaux de cuivre sur lesquels sont gravés les motifs de base, puis l’étoffe est teinte à l’indigo. On utilise des planches pour imprimer directement les couleurs secondaires. Les motifs restent d’inspiration indonésienne, reprennent des symboles régionaux africains, ou bien des éléments du quotidien.
La teinture sur ligatures :le plangi
Les ligatures sont faites sur le tissu avec des petites ficelles ou des fibres de raphia. La teinture ne colorera pas ces endroits ligaturés, et peu les zones dans les plis qui conserveront leur couleur d'origine. La technique des ligatures donnent souvent des dessins centrés plutôt ronds (qu’on appelle souvent tie and dye), mais en variant les techniques de pliage du tissu avant teinture, on peut également obtenir des formes géométriques ou linéaire.
En Mauritanie (entre autre) on fait des ligatures et des nouages très petits, et c’est la disposition de ces nouages qui compose le dessin.
la teinture sur coutures : Tritik
les principes sont exactement les mêmes que pour le plangi, mais au lieu d’utiliser nouage et ligatures, la teinture est faite sur des tissus cousus. Les parties cousues, et les plis formés par celles-ci seront moins ou pas du tout imprégnés de couleur.
Les techniques du Plangi et du Tritik sont également utilisées au Japon, cet art très minutieux est appelé Shibori.
Ces techniques ont ceci de magique que le résultat n’en est jamais garanti et reste pour partie des surprises. Deux pliages exécutés de la même manière peuvent laisser passer plus ou moins le colorant.
l'énergie de la jeunesse
un gros coup coeur, à la fois affectueux puisque ce sont mes neveux, mais surtout plein d'admiration pour leur énergie, leur étique et leur sérieux.
le 15 septembre, ils partent avec un ami pour deux années autour du monde et à vélo. Non contents de l'exploit sportif et aventureux, ils ont monté un projet à la rencontre de l'autre, et de ses pratiques agricoles.leur démarche est intégralement réfléchie et cohérente, vraiment bravo!
leur site étant très explicite je vous invite donc à aller le visiter http://www.empruntonslaterre.com/, et à les encourager...
les textiles africains, tissage et fibres
Les tissus africains, en eux-mêmes
Les textiles de l’Afrique noire se caractérisent par une grande variété de matériaux, le plus souvent tissés, et par des couleurs chaleureuses. Ils jouent un rôle important dans la vie des différentes sociétés, ne se limitant pas à la seule fonction vestimentaire. La qualité, la dimension et l’ornementation des vêtements révèlent le rang de celui que les porte. Ce sont aussi des attributs indispensables aux acteurs des rituels qui en sont recouverts de la tête aux pieds, la coutume voulant qu’on habille même les masques et les statuettes.
Les matériaux - Les zones herbeuses et forestières fournissent plus de fibres végétales que celles plus sèches où l’on pratique l’élevage. Si les deux principales fibres animales, la laine et la soie, restent relativement peu communes dans ces pays les matières végétales sont, en revanche, largement exploitées. La plus ancienne est sans doute l’écorce ; détachée soigneusement du tronc de certaines espèces d’arbres, humidifiée puis martelée avec un maillet en ivoire de manière à ce quelle s’étire et s’assouplisse, elle donne de grandes pièces rectangulaires. On trouve différentes variétés de coton au Sahel et dans les savanes sèches de l’Afrique noire, l’expansion de l’Islam en ayant favorisé l’exploitation et l’utilisation. On emploie aussi les fibres provenant soit de feuilles d’arbres comme le palmier raphia, soit de modestes plantes, tel l’ananas commun dans les zones humides, soit encore d’herbes proches du lin comme certaines variétés d’hibiscus.
Le tissage - Il existe deux principaux types de métiers.
Le premier, vertical, fixe et dressé contre un support, permet d’obtenir des pièces d’étoffes d’environ cinquante centimètres de large. Courant en Afrique centrale, il est de conception assez simple et se fixe au mur ou au toit de la maison. Destiné au travail du raphia, il est alors manié par les hommes, les femmes tissant plutôt le coton. Ce métier n’est pas sans rappeler ceux utiliser ceux utilisés dans la fabrication des tapis au Maghreb.
Le second, horizontal et souvent à pédales, est réservé aux hommes ; il sert à tisser d’étroites bandes dépassant rarement vingt centimètres de largeur. Fréquent au Sahel et en Afrique occidentale, il est surtout destiné au coton. La forme et le fonctionnement de ces métiers varient d’une région à l’autre. En Afrique occidentale, par exemple, la chaîne, très longue, est étirée face au métier et tendue par un poids posé à même le sol ; les bandes que l’on y tisse ne font parfois pas plus de deux centimètres !Elles seront alors assemblées, cousues pour former des vêtements.
en butinant…en Afrique : le textile.
Rapide histoire :
Jusqu'au XI siècle, les habitants de l'ancien Soudan français, le Mali, confectionnent quelques éléments vestimentaires dans des peaux d'animaux. Le métier à tisser aurait été apporté par les Peuls, amenant ainsi un artisanat de tissage de bandes de coton.
Les cotonnades teintées à l'indigo commencent à circuler en Afrique. Ce bleu que l’on imagine chaque fois lorsqu’on évoque les touaregs.
Au XVème siècle, les premiers conquérants portugais arrivent par la mer. En Gambie, au Cap Vert, ils créent de petites manufactures où les tisserands africains travaillent. Les colons échangent les cotonnades tissées contre de l'ivoire, de l'or ou du bois précieux dans les régions côtières, en même temps que le drap rouge de Mogador ou Marrakech.
Les caravanes almoravides amènent à Tombouctou, Djenné, Gao... la religion musulmane. L'Islam ainsi que le Christianisme souhaitent masquer les corps. L'étoffe se généralise et le troc s'intensifie. Les boubous apparaissent, inspirés des djellabas marocaines.
La production locale de tissu est complétée par les tissus maghrébins et les waxs, tissus imprimés importés par les Hollandais.
Le vêtement est entré dans les habitudes africaines. Mais l'aspect magique et mythique ne saurait être occulté... tout comme les tapis maghrébins, ce que pagnes et boubous ont à raconter dépassent les affaires de commerce et de conquête.
Le carnet de voyage continue, et avec un nouveau coup de cœur
Visite du village de N’Dem au Sénégal.
Ou la jolie histoire d’un étudiant sénégalais de retour au pays.
Après des études parisiennes, Babakar revient dans le village de son grand-père;
tous les hommes de ce village étant partis travailler en ville, il ne restait plus que les femmes, les enfants et les vieillards à N’Dem.
Boubakar et sa femme mettent alors toute leur énergie pour mettre en place, école, dispensaire, et forage.
Petit à petit ils développent une filière textile, ils achètent les fleurs de coton, les filent, les tissent, les teignent et les confectionnent.
Depuis, N’Dem, c’est une école allant de la classe élémentaire à la 3ème, un dispensaire et une maternité, une mutuelle santé à prix abordable, le travail de maroquinerie, du textile avec une teinture chimique et une naturelle (végétale et minérale), la récupération des métaux pour en faire de petits objets…
et comme ils pensent vraiment à tous, ils récupèrent également les coques d’arachides, qui, mélangées à de la boue, servent de combustible comme le charbon. Ces boulettes séchées évitent le déboisement des alentours et ainsi la désertification, et leurs cendres sont également récupérées pour l’épandage agricole.
Entre le projet de créer une formation professionnelle pour les jeunes, celui d’une culture du coton biologique, mais aussi d’ouvrir une structure de tourisme solidaire, l’ONG ne manque ni d’ambition ni de cohérence.
N’Dem attire à nouveau les habitants…
L’ensemble de cette ONG emploie maintenant plus de 300 personnes.
Et chaque fois que je leur disais avec admiration « quel boulot ! » ils me répondaient avec humilité que c’était le fruit de 25 ans de travail.
bravo et djeredjef (merci en wolof) pour l’accueil
Des articles venant de N’Dem sont entre autre vendus chez artisans du monde, et qui sait, un partenariat avec en butinant est tout à fait envisageable.


















